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Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

La vie contemplative selon Aristote

"Une telle vie sera au-dessus de celle qui est selon l’homme ; car ce n’est pas en tant qu’homme qu’il vivra de cette manière mais en tant que quelque chose de divin est présent en lui-même. Et autant ce quelque chose de divin diffère du composé, autant aussi son acte diffère de celui qui est selon l’autre vertu. Si donc le noûs est divin par rapport à l’homme, la vie selon le noûs est divine par rapport à la vie humaine. Il ne faut donc pas suivre ceux qui conseillent à l’homme, parce qu’il est homme, de borner sa pensée aux choses humaines, et mortel, aux choses mortelles. Mais l’homme doit, autant qu’il le peut, s’immortaliser, et tout faire pour vivre selon [la partie] la plus excellente qui est en lui ; car même si elle est petite par la masse, par la puissance et par la valeur elle dépasse de beaucoup tout le reste. On peut même penser que chaque homme s’identifie à cette partie même, puisqu’elle est principale et plus précieuse. Il deviendrait alors insensé s’il ne choisissait pas la vie qui lui est propre mais celle de quelqu’un d’autre. Ce que nous avons dit plus haut s’appliquera aussi maintenant : ce qui est propre à chacun est par nature ce qu’il y a de plus excellent et de plus agréable pour lui. Pour l’homme, c’est la vie selon le noûs, puisque c’est cela avant tout, l’homme. Cette vie-là est donc aussi la plus heureuse."

Aristote, Éthique à Nicomaque, X, 7, 1177 b 26 – 1178 a 8

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