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Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

Vigile

La Vigile de la Nativité, préparation ultime au mystère de Noël, est un temps d’une grande ferveur divine : le désir, l’attente, l’espérance dans ce qu’ils ont de plus purs.

C’est le mystère de l’Avent dans ce qu’il a de plus lui-même. En effet, du point de vue de la vie théologale, plus on s’approche du terme, plus la signification profonde du mystère est présente. Dans l’ordre de la vie divine, l’alpha et l’oméga se tiennent ; et plus le terme est proche, plus le point de départ s’explicite.

Il y a là quelque chose de très différent de la vie humaine. Du point de vue de l’histoire, nous sommes nés tel jour, à telle heure, dans tel lieu. Et on ne peut pas dire que, plus nous avançons en âge, plus notre naissance est présente ; même si nous sommes le même être aujourd’hui qu’au point de départ de notre vie, le ^﷽﷽﷽﷽﷽﷽﷽﷽différent de ladevenir humain comporte une certaine extériorité, et on ne peut pas dire qu’il faille constamment vivre du point de départ pour aller plus loin…

Par contre, dans la vie de la grâce, le point de départ et le terme se tiennent. Dieu se donne tout entier – il est Amour –, sans conditions ; et plus nous avançons, plus le mystère de Dieu qui est un mystère d’amour prend possession de notre cœur en nous attirant à Lui et en Lui. Le mystère de Noël est donc un mystère de réalisme dans l’amour divin, où tout ce que l’amour de Dieu engage, dans le don qu’il fait de lui-même à l’Annonciation, s’explicite d’une manière nouvelle.

Au seuil du mystère de Noël, éduquée tout au long de l’Avent par l’Esprit Saint et par la présence de Jésus en elle, Marie, vit toute la signification divine du mystère de l’Annonciation, tout le réalisme de l’Incarnation de Dieu qui s’accomplit en elle.

 

Se préparer au mystère de Noël, c’est entrer par la foi et par l’amour dans ce désir ultime du don que Dieu fait de lui-même, tel que Marie l’a vécu. Certes, Noël est une fête de famille, mais c’est beaucoup plus que cela : c’est une fête toute contemplative. Et c’est dans le réalisme de la foi chrétienne, qui est un réalisme divin et pleinement humain, que nous découvrons la signification de la fête de Noël : Dieu, qui est Amour, se donne lui-même en se faisant l’un de nous. Il se donne en se faisant le petit enfant de Marie. C’est pour elle. Et c’est en elle seulement que ce don peut être reçu. Telle est la source de la joie. Une joie « d’en-haut », que personne ne peut nous enlever.

Le mystère de Noël est un mystère de joie pure, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de luttes ! L’Apocalypse (cf. Ap 12) nous le montre bien : devant la Femme qui enfante, le Dragon rouge feu se tient en arrêt… Mais malgré cette fureur, qui est parfois bien présente dans le cœur des hommes jaloux et orgueilleux, il y a un mystère de joie pure, un mystère de paix tout à fait divine qui échappe complètement à l’action du démon. Le mystère de Noël est toujours lié à des luttes très profondes ; c’est un mystère d’un tel réalisme dans l’amour, d’une telle victoire de l’amour que le démon ne peut pas être dans la joie : Noël proclame que l’orgueil, la jalousie, la haine sont vaincus.

La Vigile de Noël doit nous préparer à recevoir ce secret, cette joie préservée, tout à fait divine, tout à fait pure.

 

M.-D. Goutierre

© www.les-trois-sagesses.org

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