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Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

Présence

images-copie-12.jpegNoël est un mystère de présence : Dieu est présent pour nous, l'Emmanuel. Or, la présence implique, dans la proximité, dans la similitude qu’elle engage entre nous-même et celui qui est présent pour nous, le réalisme de l’autre : quelqu’un est présent, autre dans son être, dans sa personne et vient à nous, se donne dans une initiative personnelle.

Cela est capital pour le mystère de la foi chrétienne.

Du point de vue humain, la présence implique les deux extrêmes que sont le regard et le toucher. Or, ce sont deux analogies que l’Écriture utilise au sujet de la foi. La foi est un regard, la foi est un toucher.

Un regard, parce que la foi chrétienne est tout entière ordonnée à la contemplation, à la vision de Dieu ; voir celui qui est présent : qui est-il ?

Un toucher, car elle est une adhésion à la réalité du mystère qui se donne. La foi chrétienne est une connaissance réaliste ; elle est une adhésion surnaturelle de notre intelligence à la réalité même du mystère de Dieu révélé.

Dans cette présence pour nous d’un Dieu qui se donne à voir et à toucher, nous sommes invités à entrer dans un regard sur son mystère, dans le réalisme de la foi qui adhère, qui touche le mystère même de Celui qui nous est donné.

La première Epître de saint Jean le proclame avec force :

« Ce qui était dès le principe, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché à propos du Verbe de vie – et la vie s’est manifestée, et nous avons vu et témoignons et nous vous annonçons la vie, l’éternelle, qui était vers le Père, et qui s’est manifestée à nous –, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons aussi, afin que vous aussi vous ayez la communion avec nous. Et notre communion est avec le Père, et avec son Fils Jésus-Christ. Et cela nous vous l’écrivons, afin que notre joie soit en plénitude » (1Jn 1,1-4).

D’une certaine manière, ce texte éclaire tout le mystère de Noël. Par l’Incarnation, Dieu qui est éternel entre dans le temps et le transforme. A partir du mystère de Jésus, quelque chose est complètement et définitivement changé ; les temps sont accomplis. C’est bien comme cela que Jésus commencera sa prédication : « Les temps sont accomplis, le Royaume de Dieu est au milieu de vous » (Mc 1,15).

Le mystère de Noël nous donne cette présence silencieuse de Quelqu’un que nous désirons voir, contempler, et dont nous touchons la réalité, l’être même, dans la foi. Dieu avec nous : Dieu, qui est éternel, est présent pour nous. Il est l’un de nous.

En s’incarnant, Dieu assume l’humanité et la plonge en Dieu. La présence de l’Enfant-Jésus, dans le réalisme humain le plus grand, nous fait toucher dans la foi la réalité divine : le Fils de Dieu, le Verbe de Dieu, le pain du Père qui nous est livré.

 

 

M.-D. Goutierre

© www.les-trois-sagesses.org

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