Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

Mort de sa belle mort

Les principaux discours de l'athéisme moderne se sont peu à peu étiolés, étouffés, exténués. Ils n'ont pas connu ce sort par l'effet de la pression de quelque force sociale (les Eglises ont aujourd'hui si peu de force, comparées à d'autres lobbies...). S'ils sont morts, c'est d'épuisement et de par leur propre vacuité. Ils sont morts de leur belle mort.

Dans le silence ainsi revenu, la Parole de Dieu redevient audible. Il est vrai qu'elle a toujours eu besoin du silence, car Dieu n'est entendu ni dans l'ouragan, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu, mais "dans le bruit d'une brise légère" (1 R 19,9-18).

L'homme se réveille de l'espèce de songe paralysant où il a été endormi pendant deux siècles. Les grandes questions de l'existence, auxquelles les programmes d'athéisme n'ont pas répondu, lui apparaissent à nouveau comme pertinentes autant qu'urgentes.

On peut même soutenir que les programmes d'athéisme des XIXe et XXe siècles auront produit un bien en faisant office de théologie négative. Ils ont dénoncé à juste titre certains aspects idolâtriques du christianisme. Mais eux-mêmes ont campé des absolus censés remplacer Dieu, c'est-à-dire d'autres idoles. Tout ceci tombé, il reste le Deus absconditus.

 

Philippe Nemo, La belle mort de l'athéisme moderne, p. 26.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Les trois sagesses


Voir le profil de Les trois sagesses sur le portail Overblog

Commenter cet article