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Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

"Je vous appelle amis..."

Après avoir étudié la personne humaine et contemplé les présences personnelles du Christ telles qu'il nous les révèle dans l'évangile selon saint Jean, nous étudierons cette semaine la personne chrétienne: qu'est-ce que le mystère de la grâce reçue du Christ transforme dans notre personne humaine? Pour nous y introduire, nous pouvons relire ce petit texte du père Marie-Dominique Philippe, OP.

Avec le Christ, "il y a une unité personnelle que nous devons essayer de comprendre pour mieux en vivre. Pour la comprendre, la meilleure analogie que nous ayons est celle de l’amitié, où l’ami est un avec son ami dans ses désirs, dans ses intentions, dans ce qu’il réalise, dans son affectivité, dans son cœur, tout en étant autre dans sa propre personne. L’analogie de l’amour d’amitié nous permettra de comprendre qu’avec le Christ il y a une amitié parfaite : « Vous n’êtes plus mes serviteurs, mais mes amis »(1). Cette parole de Jésus, il faut la prendre dans toute sa force. Alors tous les « Je suis » du Christ sont les nôtres, dans cet ordre d’amitié. Tout ce que Jésus fait et réalise dans sa vie apostolique, nous le faisons et le réalisons, parce qu’il y a une unité « quasi substantielle » de vie entre le Christ et nous.

Mais comprenons bien que chacun d’entre nous est unique pour le Christ. Il y a un amour unique du Christ pour chacun d’entre nous, et c’est pour cela que nous sommes irremplaçables pour lui. Il nous attend, et il veut que nous soyons fidèles dans l’amour. Et il y aura toujours cette unité d’amour entre le Christ et nous, qui dépassera tout et qui nous fera comprendre ce qu’est notre véritable personne chrétienne. Notre véritable personne chrétienne, c’est cette unité de vie avec Jésus : unité dans la recherche de la vérité, unité d’amour, unité dans le travail, le labeur de la Croix(2).

Je crois que là nous découvrons le « je suis » chrétien, qui est inséparable du « Je suis » du Christ. C’est pour cela que si on voulait regarder le « je suis » chrétien on devrait reprendre cette partie (que j’aime beaucoup) de l’Évangile de Jean, du chapitre 6 (inclus) au chapitre 12 (exclu), où Jésus affirme sept fois « Je suis ». Ces sept affirmations du Christ sont comme les sept présences du Christ en nous. Nous avons en nous cette capacité merveilleuse, divine, de vivre ces sept « Je suis » du Christ. Le chrétien, grâce au Christ et en lui, a un visage humain parfait, il atteint sa plénitude.

 

M.-D. Philippe, OP, Les trois sagesses, p. 279-280.

 

(1) Jn 15, 15.

(2) « Mon Père travaille [œuvre] toujours, et moi aussi je travaille » (Jn 5, 17). « Il nous faut travailler aux œuvres de celui qui m’a envoyé » (Jn 9, 4).

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