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Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

Extériorité et intériorité de la fin

L’activité artistique et l’amour d’amitié nous donnent donc deux regards extrêmes sur la cause finale : la fin, c’est ce qui, dans le devenir du travail, nous permet d’affirmer que l’œuvre est achevée, terminée ; et elle est ce qui, dans l’intériorité du choix amical personnel, transcende ce choix en l’expliquant dans sa cause profonde. Notre choix est le nôtre, mais il rejoint l’autre dans sa bonté qui est cause réelle de l’absolu de l’amour, de l’amour sans mesure qui s’éveille dans notre volonté.

Dans l’activité artistique, nous expérimentons donc le passage de l’immanence de l’idée à l’extériorité de l’œuvre ; et dans l’amour d’amitié, nous expérimentons le passage de l’altérité de l’autre dans son être à l’immanence aimante du choix amical, choix qui nous est le plus personnel, le plus secret : notre grand secret, c’est la personne que nous aimons, que nous portons en nous-mêmes. Elle est la "perle" intérieure que nous secrétons intérieurement, la vie de notre vie, le cœur de notre cœur.

 

Ces deux grandes expériences humaines nous invitent à regarder la fin au niveau même de ce qui est, en tant qu’il est. La fin, comme telle, est au delà du devenir de l’activité artistique (de l’efficience du travail) et au delà de l’intentionnalité de l’intelligence et de la volonté dans le choix amical. La fin dépasse la distinction propre à l’activité humaine de l’intériorité et de l’extériorité, de l’immanence et de la transcendance : elle est cause propre de ce qui est, en tant qu’il est.

(A suivre)

 

Marie-Dominique Goutierre

© www.les-trois-sagesses.org  
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