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Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

DIEU QUI NE SE LASSE JAMAIS DE PARDONNER

C’est beau : d’abord, Jésus seul sur le mont, priant. Il priait seul (cf. Jn 8,1). Puis, il s’est rendu de nouveau au Temple, et tout le peuple venait à lui (cf. v. 2). Jésus au milieu du peuple. Et puis, à la fin, ils le laissèrent seul avec la femme (cf. v. 9). Quelle sollicitude de Jésus ! Mais une sollicitude féconde : celle de la prière avec le Père et celle, si belle, qui est justement le message de l’Eglise aujourd’hui, celle de sa miséricorde envers cette femme.

Il y a aussi une différence parmi le peuple : il y avait le peuple qui allait à lui; « il s’assit et se mit à les enseigner » : le peuple qui voulait entendre les paroles de Jésus, le peuple au cœur ouvert, qui avait besoin de la Parole de Dieu. Et il y avait les autres, qui n’écoutaient rien, ne pouvaient pas entendre; ce sont ceux qui sont venus avec cette femme : Ecoute, Maître, elle est ceci, elle est cela … Nous devons faire ce que Moïse a ordonné de faire avec ces femmes (cf. vv. 4-5).

Je crois que nous aussi sommes ce peuple qui, d’une part veut entendre Jésus, mais de l’autre, parfois, se plaît à donner des coups de bâtons aux autres, à condamner les autres. Et le message de Jésus est ceci : la miséricorde. Pour moi, je le dis humblement, c’est le message le plus fort du Seigneur : la miséricorde. Mais Il l’a dit lui-même : Je ne suis pas venu pour les justes; les justes se justifient tout seuls. Va, Seigneur béni, si toi tu peux le faire : moi je ne le peux pas ! Mais eux, ils croient pouvoir le faire. Je suis venu pour les pécheurs (cf. Mc 2,17).

Pensez à ces murmures après la vocation de Matthieu : Mais il va avec les pécheurs ! (cf. Mc 2,16). Et il est venu pour nous, quand nous reconnaissons que nous sommes pécheurs. Mais si nous sommes comme ce pharisien, devant l’autel : Je te rends grâce, Seigneur, parce que je ne suis pas comme les autres hommes, et ni comme celui qui est à la porte, comme ce publicain (cf. Lc 18,11-12), alors nous ne connaissons pas le cœur du Seigneur, et nous n’aurons jamais la joie de ressentir cette miséricorde ! Il n’est pas facile de se confier à la miséricorde de Dieu, parce qu’elle est un abîme incompréhensible. Mais nous devons le faire ! "Oh, père, si vous connaissiez ma vie, vous ne parleriez pas ainsi !". "Pourquoi ? Qu’as-tu fait ?". "Oh, j’en ai fait des gros [péchés] !" "Bien! Va à Jésus: cela lui plaît qu’on lui raconte ces choses !" Il oublie, Il a une capacité spéciale d’oublier. Il oublie, il t’embrasse, il te serre dans ses bras et te dit seulement : "Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus." (Jn 8,11). C’est le seul conseil qu’il te donne. Après un mois, nous sommes dans les mêmes [bêtises] … Revenons au Seigneur. Le Seigneur ne se lasse jamais de pardonner: jamais ! C’est nous qui nous lassons de lui demander pardon. Demandons la grâce de ne pas nous lasser de demander pardon, car il ne se lasse jamais de pardonner. Demandons cette grâce.

 

FRANÇOIS, PP, Homélie du 17 mars 2013

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