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Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

Je suis la Porte...

Je suis la Porte...

"Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent" (Mt 7,13-14).

La porte étroite, c'est la blessure du Coeur du Christ, celle qui donne accès au Saint des saints de l'Amour et de la Miséricorde. En ce Dimanche du Bon Pasteur, il est utile de nous rappeler cette parole du Christ... Suivre le Christ sur le chemin étroit, sur le sentier de montagne, c'est désirer la sainteté: sa sainteté. Et la majorité, fût-elle celle d'une communauté chrétienne, ne fait ni la vérité ni la sainteté.

 

Comme le dit sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus dans son Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux, qui a bien été la porte étroite par laquelle elle est passée: « En un mot, je désire être sainte, mais je sais mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu, d’être vous-même ma sainteté. »

 

Laissons le père Marie-Dominique Philippe commenter ce passage:

« Tout est là : c’est le Christ qui est notre sainteté. Mais pour qu’il soit notre sainteté, il faut désirer être saint, et désirer être saint, c’est désirer  accomplir pleinement et jusqu’au bout la volonté du Père, à travers tout. C’est cela qui compte, et on sait qu’on aura la grâce pour cela. "Ma grâce te suffit" (2 Co 12,9). C’est très exigeant, la conduite de Dieu sur nous ! Parce que Dieu veut agir directement, et il veut agir en Dieu, c’est-à-dire avec l’absolu de Dieu. Il ne faut pas relativiser, diminuer, les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité, en les ramenant à notre prudence. Notre prudence, c’est nous ; les vertus théologales, c’est Dieu en nous. Et Dieu n’aime pas que nous réduisons les vertus théologales à notre vertu de prudence, car ce serait comme de vouloir faire avancer la voiture sans avoir desserré le frein à main. On voit ce que cela fait ! Quand on démarre en oubliant de desserrer le frein à main, cela n’avance pas. Pourquoi tant de chrétiens n’avancent-ils pas ? Parce qu’ils n’ont pas le souci de grandir dans la foi, l’espérance et la charité. Ils laissent le frein à main : il faut être prudent, il faut "faire comme tout le monde", "tout le monde fait cela, on ne peut pas se singulariser", etc. – alors que les vertus théologales nous mettent seuls en face de Dieu, comme Moïse face à celui qui lui révèle qu’il est Celui qui EST. Dans l’acte même de foi, d’espérance et de charité, nous sommes seuls face à Jésus qui nous dit : "Je suis". "Je suis le Pain de vie". "Je suis le Bon Pasteur". "Je suis la Résurrection"… » (M.-D. Philippe, OP, L'acte d'offrande, p. 39-40).

 

Marie-Dominique Goutierre

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