Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

Nous tourner vers le Père

Nous tourner vers le Père

Le Carême est un temps de conversion : nous tourner vers le Père et nous laisser attirer par Lui ; redécouvrir le Père très bon, source de toute lumière et de tout amour.

Dans l’évangile de la liturgie du Mercredi des Cendres, le Christ nous invite à vivre en présence du Père, à entrer sous le souffle de l'Esprit Saint dans cette intériorité propre à l’Amour du Père et du Fils. Vivre avec Jésus dans le Père, qui « voit dans le secret », c’est-à-dire qui pénètre le plus profond de notre âme, pour qui notre être est lumière et qui nous tient en sa bienveillance.

Comme le dit le Psaume 50 : « Tu aimes la vérité au fond du cœur ; dans le secret tu m’apprends la sagesse ». C’est le Père, le Créateur de notre âme qui, en nous attirant à Lui en Jésus, le Fils bien-aimé, nous recrée : il ordonne tout en nous selon sa sagesse, selon un ordre d’Amour et de Vérité qui vient de Lui. Tout provient du Père, tout retourne au Père.

 

La prière, le jeûne et l’aumône : trois œuvres d’amour et de miséricorde, nous ouvrent à cette rencontre avec le Père et nous disposent à nous laisser saisir par Lui en Jésus crucifié, mort et ressuscité, qui monte vers le Père et attire tout à Lui. Chacune de ces œuvres a un lien spécial avec le Père et creuse en nous la vie même du Fils bien-aimé.

La prière : elle est cette respiration foncière de notre âme. En priant, nous nous replongeons dans la Source même de notre être, de notre esprit, de notre corps. Nous laissons le Père attirer toute notre personne vers Lui dans l’Amour. Source de toute bonté et de toute miséricorde, le Père est Celui qui nous porte et nous promet son héritage. Par la prière, nous laissons le Père nous dévoiler son visage et nous le laissons nous dire cette parole d’Amour dans le désert de notre terre : « Tu es mon enfant bien-aimé, en toi j’ai mis toutes mes complaisances ».

Le jeûne : il nous rappelle que la vie même du Père en nous, que sa grâce est plus nécessaire que la nourriture quotidienne qui nous réconforte, nous renouvelle et nous réjouit. En nous approchant du Père et en nous dépouillant par le jeûne, nous lui faisons totale confiance : en lui remettant notre vie et tout ce qui nous est nécessaire, nous rajeunissons et nous trouvons des forces nouvelles. Nous sommes portés par la toute-puissance miséricordieuse du Père.

L’aumône : le partage de nos biens matériels, de notre temps, de nos qualités, de nos richesses spirituelles, nous rappelle que le Père est celui qui nous donne des frères. L’aumône nous purifie de tout accaparement et de toute jalousie fratricide.

 

Lorsque nous oublions le Père, ou même lorsque nous le tuons, nous pensons nous tenir par nous-mêmes, sans prier, et nous mourons dans la suffisance de notre orgueil ; nous possédons les biens qui sont à notre disposition et nous oublions la gratuité de notre vie humaine et chrétienne ; nous nous isolons dans la jalousie et nous tuons nos frères – en effet, le meurtre du Père ne peut conduire qu’au meurtre de nos frères.

Que ce Carême de l’année de la Miséricorde soit donc ce grand renouveau dans la rencontre avec le Père.

Marie-Dominique Goutierre

© www.les-trois-sagesses.org

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 1

À propos

Les trois sagesses


Voir le profil de Les trois sagesses sur le portail Overblog

Commenter cet article