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Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

"Soyez toujours dans la joie"

"Soyez toujours dans la joie"

Le Troisième dimanche de l'Avent, nous fêtons le dimanche de Gaudete, "Réjouissez-vous". Mais qu'est-ce que la joie chrétienne? Elle peut exister en portant les luttes et les tristesses.

 

Il est important pour nous de ne jamais perdre cette joie, de ne jamais accepter de la perdre, mais au contraire de lutter sans cesse pour la garder dans une foi plénière, dans un amour actuel, dans l’espérance. Car au fond, c’est l’espérance qui donne cette joie, et l’espérance doit toujours demeurer, elle ne doit jamais faiblir. Par l’espérance, on est victorieux de la victoire du Christ, on anticipe ce qui se réalisera un jour et qui est déjà réalisé, dès maintenant, dans l’amour.

Dans le cœur de Jésus il y a cette expérience de l’amour du Père, d’un amour vécu avec une intensité d’autant plus grande que le Père demande à son Fils de réaliser ce que lui seul peut réaliser : porter l’iniquité du monde, l’iniquité de chaque homme, accepter de porter tout cela en étant victorieux de ces luttes et en vivant intérieurement, divinement, de cette victoire. Cela, Jésus n’avait pas besoin qu’on le lui rappelle, mais nous, nous en avons besoin, parce que très facilement nous laissons la tristesse nous envahir, et de ce fait nous tombons dans le désespoir ; tandis que si la joie demeure, on ne peut pas tomber dans le désespoir.

 

Dans les derniers temps, quand la fin sera proche, la maternité divine de Marie auprès des brebis du Christ, auprès des membres de son Corps, sera très spéciale. Marie aura une stratégie maternelle toute particulière. Elle fera semblant d’écouter Antiochus, c'est-à-dire tous les tyrans de l’Église, toutes les idéologies athées qui massacrent l’Église, et elle aidera d’une manière toute particulière les derniers, ceux qui auront la violence la plus forte à porter. Marie ira auprès d’eux pour les réconforter, mettre dans leur cœur une joie toute divine ; elle sera tout proche d’eux, en leur donnant le meilleur de son cœur : la joie qu’elle a reçue de Jésus, cette joie du Christ d’offrir sa vie pour glorifier le Père. C’est cette joie-là qu’elle donnera à tous ses petits enfants, ceux qui subissent les plus grandes souffrances et les dernières souffrances. Elle parlera « la langue de leurs pères », c'est-à-dire qu’elle leur communiquera les secrets les plus profonds et la joie du cœur de Jésus pour qu’ils aient la force d’aller jusqu’au bout dans la fidélité.

C’est la joie de l’Apocalypse, la joie de ceux qui « ont vaincu grâce au sang de l’Agneau » et « ont méprisé leur vie jusqu’à mourir », et « voilà pourquoi exultent les cieux et les habitants des cieux » - c'est-à-dire nous, dont « la cité est dans les cieux ».

C’est la joie et l’exultation des noces de l’Agneau.

 

Marie-Dominique Philippe, OPJ’ai soif

© Editions Saint-Paul

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