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Les trois sagesses

Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne (Jn 21)

Désir et espérance

Il est certain qu’à voir les choses dans la seule perspective humaine, il est illusoire de formuler des vœux. En effet, qui peut être « certain » et « capable » de les réaliser ? Aucune puissance magique, aucune science, aucun messianisme idéologique ne répondront aux attentes des hommes… Alors, sommes-nous dans un monde définitivement perdu et désespéré ? Dans la perspective d’un Sartre, par exemple, il faut que l’homme « se retrouve lui-même et se persuade que rien ne peut le sauver de lui-même, fût-ce une preuve valable de l’existence de Dieu » (J.-P. Sartre, L’existentialisme est un humanisme, Conclusion). Si nous attendons que l’homme soit le sauveur de l’homme, de fait, nous creusons « le sillon des illusions avec des paroles parfumées ». Aucun messianisme politique, aucune idéologie, ne peuvent répondre à la douleur des hommes, au drame de l’homme privé de son origine et de sa béatitude.

Chartres, Notre-Dame de la belle verrière

Chartres, Notre-Dame de la belle verrière

Le Christ, parce qu’il est « Dieu qui s’est fait l’ami des hommes », Dieu avec nous, est celui qui rend à l’homme toute sa noblesse et le sauve de la mort : celle de l’orgueil, qui le mène à se détruire lui-même. Aussi, si « la douleur du monde est une réalité qui nous regarde et nous concerne », les cris de souffrance des hommes se transforment en appels, en désirs d’espérance, en vraie prière. Appels, désirs qui creusent les cœurs des personnes et les tournent vers l’homme qui a sauvé l’homme : le Dieu fait homme.

L’homme est ainsi celui-là même qui change la face de la terre parce que son cœur est changé. Tout en étant dans le monde, il n’est plus de ce monde… Parce que le Christ a définitivement changé le cœur de l’homme en un cœur d’enfant de Dieu, les vœux se résument à celui-ci : « Voyez quel amour nous a donné le Père, que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne nous connaît pas : parce qu’il ne l’a pas connu. Bien-aimés, maintenant nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que, s’il vient à se manifester, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons comme il est. Et quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme Celui-là est pur » (1 Jn 3,1-3).

Voilà donc « l’arbre et l’eau pure qui portent notre destin vers la lumière ». L’arbre de vie et l’eau de la miséricorde… Bonne année, sous le signe de Marie Mère de Dieu !

 

Marie-Dominique Goutierre

© www.les-trois-sagesses.org

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